Expériences
Fusions et acquisitions
Cahier de vente d'une entreprise informatique

Dans un processus de F&A, l’infomemo est la pièce qui transforme des informations dispersées en une thèse d’investissement : il explique ce qu’est l’entreprise, pourquoi elle est attrayante et ce qui devrait se passer pour qu’un acheteur soit disposé à progresser avec conviction. Chez martinsdelima, nous le travaillons comme un document « pont » entre la première approche (teaser et NDA) et la phase intense d’analyse, de sorte que l’acheteur arrive à la salle de données avec une lecture claire et un ordre du jour de questions vraiment utile.
Le processus commence par la définition de l’equity story : le récit qui ordonne l’entreprise « aujourd’hui » et son avenir en termes d’opportunités, d’avantages concurrentiels et de leviers de création de valeur. Il ne s’agit pas ici d’embellir, mais de sélectionner l’important, de le hiérarchiser et de l’articuler avec cohérence. C’est pourquoi, dès le début, nous alignons le message, les faits et la logique, afin que chaque section contribue à une idée centrale facile à retenir et difficile à réfuter.
Ensuite, nous structurons le document avec une architecture pensée pour les investisseurs : résumé, aperçu, description des services et produits, équipe humaine, et le bloc qui décide généralement de l’intérêt réel : synergies et intégration pour un acheteur stratégique. Cette structure n’est pas « de modèle » : c’est une séquence délibérée qui va du conceptuel au démontrable, et de là à l’actionnable (ce que l’acheteur peut faire avec l’actif).
L’étape suivante consiste à ancrer le récit dans l’économie et l’évolutivité : l’infomemo intègre des informations financières et des projections avec une logique explicative (facteurs, hypothèses, sensibilités), de sorte que l’acheteur comprenne non seulement « combien », mais pourquoi. Parallèlement, les risques et les dépendances sont identifiés de manière intelligente : non pas pour affaiblir le cas, mais pour contrôler les questions-réponses et éviter que l’acheteur n’impose son propre récit par manque de clarté.
Dans le même temps, nous préparons le support de crédibilité : traçabilité des données, cohérence entre les sections, et un récit qui résiste au contraste avec la documentation qui sera ensuite ouverte sous confidentialité. Et très important : des clauses d’utilisation, de confidentialité et de limitation de responsabilité sont intégrées, car l’infomemo n’est pas une brochure commerciale ; c’est un document de processus qui doit être juridiquement ordonné et opérationnellement préparé pour une diligence raisonnable ultérieure.
Enfin, nous terminons par une révision éditoriale et stratégique : langage, hiérarchie visuelle, messages clés par section et « phrases d’ancrage » qui permettent à un comité d’investissement de l’expliquer en interne. L’objectif est que l’acheteur puisse résumer l’opportunité en quelques minutes sans perdre de nuances, et que chaque page pousse à la phase suivante : plus de questions, plus d’intérêt, un meilleur positionnement du vendeur.
Notre méthodologie combine trois couches qui se renforcent mutuellement :
(i) storytelling stratégique (equity story clair et cohérent),
(ii) fondement analytique (facteurs, logique financière et cohérence interne), et
(iii) préparation du processus (synergies, récit d’intégration et « défendabilité » face à la diligence raisonnable et aux questions-réponses).
Nous arrivons ainsi à une excellente résolution : l’infomemo ne présente pas seulement une entreprise attrayante, mais positionne la transaction. L’acheteur reçoit une histoire bien ficelée, avec des priorités claires, avec une intégration pensée et avec le travail « difficile » avancé : cela réduit les frictions, accélère les décisions et augmente la perception de la qualité de l’actif. Dans le domaine du conseil financier en F&A, ce niveau de rigueur et de contrôle est exactement ce qui fait de martinsdelima un conseiller extraordinaire.